Formulaire Complet

Toutes les formules essentielles de physique-chimie, du collège au lycée. Avec explications détaillées et exemples d'application.

Formules de Mecanique

10 formules essentielles

La mecanique est le pilier de la physique qui decrit le mouvement des objets et les causes de ce mouvement. Maitriser ses formules, c'est comme avoir une boite a outils pour comprendre le monde qui nous entoure : pourquoi une voiture freine, comment une balle est propulsee, pourquoi un ressort oscille. Ces formules relient des concepts abstraits comme la force et l'energie a des phenomenes concrets. Elles sont universelles, s'appliquant aussi bien a une pomme qui tombe qu'a une planete en orbite. Bien les comprendre, c'est acquerir le pouvoir de predire et de calculer.

Poids d'un objet

P = m × g

Cette formule calcule la force d'attraction qu'exerce la Terre (ou tout autre astre) sur un objet. Le poids est une force, dirigee vers le centre de la Terre. 'g' est environ 9,8 N/kg sur Terre (souvent arrondi a 10 pour simplifier). On l'utilise des qu'on parle de la force qui nous maintient au sol ou qui fait tomber un objet.

Grandeurs :

P = Poids (Newton (N))m = Masse (kilogramme (kg))g = Intensite de la pesanteur (Newton par kilogramme (N/kg) ou m/s²)

Exemple d'application

Quel est le poids d'un eleve de masse m = 55 kg sur Terre (g = 9,8 N/kg) ?

On applique P = m × g. P = 55 × 9,8 = 539 N. Le poids de l'eleve est d'environ 539 Newtons. C'est la force avec laquelle la Terre l'attire.

⚠️ Attention : Ne pas confondre masse (kg, invariable) et poids (N, qui depend de g). Sur la Lune, la masse reste 55 kg, mais le poids serait environ 6 fois moindre car g(Lune) ≈ 1,6 N/kg.

Relation fondamentale de la dynamique (2e loi de Newton)

ΣF = m × a

C'est la loi MAITRESSE du mouvement. Elle dit que si une force resultante (non nulle) agit sur un objet, celui-ci ACCELERE. L'acceleration est proportionnelle a la force et inversement proportionnelle a la masse. Si ΣF = 0, l'objet est soit immobile, soit en mouvement rectiligne uniforme (1ere loi de Newton). On l'utilise pour relier les forces appliquees au mouvement qui en resulte.

Grandeurs :

ΣF = Somme des forces (resultante) (Newton (N))m = Masse (kilogramme (kg))a = Acceleration (metre par seconde carree (m/s²))

Exemple d'application

Une voiture de 1200 kg subit une force motrice resultante de 3000 N. Quelle est son acceleration ? On neglige les frottements.

D'apres ΣF = m × a, on a a = ΣF / m. a = 3000 / 1200 = 2,5 m/s². La voiture gagne 2,5 m/s de vitesse chaque seconde.

⚠️ Attention : ΣF represente la SOMME VECTORIELLE de toutes les forces. Il faut bien faire un bilan des forces avant d'appliquer la formule. Oublier que la masse doit etre en kg.

Energie cinetique

Ec = (1/2) × m × v²

L'energie cinetique est l'energie que possede un objet du fait de son mouvement. Elle depend du CARRE de la vitesse : si la vitesse double, l'energie cinetique est multipliee par 4 ! C'est pourquoi freiner a haute vitesse demande beaucoup plus d'energie. On l'utilise pour calculer l'energie liee a un mouvement.

Grandeurs :

Ec = Energie cinetique (Joule (J))m = Masse (kilogramme (kg))v = Vitesse (metre par seconde (m/s))

Exemple d'application

Un coureur de 70 kg sprinte a 10 m/s (36 km/h). Calculez son energie cinetique.

Ec = 0.5 × m × v² = 0.5 × 70 × (10)² = 0.5 × 70 × 100 = 3500 J. Le coureur possede 3500 Joules d'energie due a son mouvement.

⚠️ Attention : Ne pas oublier le 1/2. Toujours convertir la vitesse en m/s ! 36 km/h = 36 / 3,6 = 10 m/s. La masse doit etre en kg.

Energie potentielle de pesanteur

Epp = m × g × h

C'est l'energie stockee par un objet du fait de son ALTITUDE. Plus il est haut, plus il a le potentiel de tomber et de transformer cette energie en mouvement (energie cinetique). La reference pour h (souvent le sol) doit etre choisie et rester la meme dans tout l'exercice. C'est l'energie de position.

Grandeurs :

Epp = Energie potentielle de pesanteur (Joule (J))m = Masse (kilogramme (kg))g = Intensite de la pesanteur (N/kg ou m/s²)h = Hauteur par rapport a une reference (metre (m))

Exemple d'application

Un livre de masse m = 2 kg est pose sur une etagere a h = 1,5 m du sol (g=10 N/kg). Calculez son energie potentielle.

Epp = m × g × h = 2 × 10 × 1,5 = 30 J. Le livre possede 30 Joules d'energie potentielle par rapport au sol.

⚠️ Attention : h est la difference d'altitude par rapport a un point de reference (souvent le point le plus bas). Bien definir ce point. L'unite de h est le metre.

Travail d'une force constante

WAB(F) = F × AB × cos(α)

Le travail mesure l'energie transferee par une force a un objet lors de son deplacement. C'est une GRANDEUR SCALAIRE (pas de direction). Le cos(α) est crucial : si la force est dans le sens du deplacement (α=0°, cos=1), le travail est moteur (positif). Si elle est opposee (α=180°, cos=-1), il est resistant (negatif, comme les frottements). Si elle est perpendiculaire (α=90°, cos=0), le travail est nul (ex: force normale, tension d'un fil pour un mouvement circulaire uniforme).

Grandeurs :

W = Travail de la force F (Joule (J))F = Valeur de la force (Newton (N))AB = Distance parcourue (metre (m))α = Angle entre le vecteur force et le vecteur deplacement (degre ou radian)

Exemple d'application

Un enfant tire un traineau avec une force F = 50 N sur une distance AB = 20 m. La corde fait un angle de 30° avec l'horizontale. Calculez le travail de cette force.

W = F × AB × cos(α) = 50 × 20 × cos(30°) = 1000 × (√3/2) ≈ 1000 × 0,866 ≈ 866 J. Le travail est moteur (positif).

⚠️ Attention : Oublier le cos(α) ou se tromper sur l'angle. Confondre travail et force. Le travail peut etre negatif !

Theoreme de l'energie cinetique

ΔEc = Ec(B) - Ec(A) = ΣWAB(Fext)

Ce theoreme est un outil PUISSANT. Il dit que la variation d'energie cinetique d'un objet (entre deux points A et B) est egale a la somme des travaux de TOUTES les forces qui s'appliquent sur lui. C'est une autre facon d'exprimer le lien entre forces et mouvement, souvent plus simple que ΣF = m × a pour certains problemes (comme les montagnes russes).

Grandeurs :

ΔEc = Variation d'energie cinetique (Joule (J))ΣWAB(Fext) = Somme des travaux de toutes les forces exterieures (Joule (J))

Exemple d'application

Un skieur de 80 kg part du repos (vA=0) en haut d'une pente. En bas, sa vitesse est vB = 15 m/s. Quel est le travail total des forces (frottements, poids, reaction) agissant sur lui ?

Ec(A) = 0.5 × 80 × 0² = 0 J. Ec(B) = 0.5 × 80 × 15² = 0.5 × 80 × 225 = 9000 J. ΔEc = 9000 - 0 = 9000 J. Donc, d'apres le theoreme, ΣWAB(Fext) = 9000 J. Le travail total est moteur et vaut 9 kJ.

⚠️ Attention : Ne pas oublier de prendre en compte le travail de TOUTES les forces (poids, frottements, traction...). Bien calculer la variation (final - initial).

Quantite de mouvement (ou impulsion)

p = m × v

La quantite de mouvement est une grandeur VECTORIELLE qui caracterise l'« inertie en mouvement » d'un objet. Elle est conservee dans un systeme isole (sans force exterieure). C'est central pour etudier les chocs et les explosions. Sa conservation explique le recul d'un canon quand il tire un obus : la quantite de mouvement totale avant (nulle) est egale a celle apres (obus vers l'avant + canon vers l'arriere).

Grandeurs :

p = Quantite de mouvement (kilogramme-metre par seconde (kg.m/s))m = Masse (kilogramme (kg))v = Vitesse (vecteur) (metre par seconde (m/s))

Exemple d'application

Un patineur de 60 kg glisse sur la glace a 4 m/s vers l'est. Calculez sa quantite de mouvement.

p = m × v = 60 × 4 = 240 kg.m/s. Le vecteur p est dirige vers l'est. C'est une mesure de son mouvement difficile a arreter.

⚠️ Attention : C'est un VECTEUR, il a une direction et un sens. Ne pas confondre avec l'energie cinetique. Son unite est hybride (kg.m/s).

Periode d'un oscillateur (ressort ou pendule simple)

Ressort : T = 2π × √(m/k) | Pendule : T = 2π × √(L/g)

La periode T est le temps pour effectuer une oscillation complete. Pour un ressort, elle depend de la masse et de la raideur : plus la masse est grande, plus l'oscillation est lente (T augmente). Plus le ressort est raide (k grand), plus l'oscillation est rapide (T diminue). Pour un pendule simple, elle depend de la longueur L et de g, mais PAS de la masse ! C'est surprenant mais vrai : un pendule lourd et un leger de meme longueur oscillent a la meme frequence.

Grandeurs :

T = Periode (temps d'un aller-retour) (seconde (s))m = Masse accrochee au ressort (kilogramme (kg))k = Constante de raideur du ressort (Newton par metre (N/m))L = Longueur du fil du pendule (metre (m))g = Intensite de la pesanteur (m/s²)

Exemple d'application

Un pendule simple a une longueur L = 1 m. Calculez sa periode sur Terre (g=9,8 m/s²).

T = 2π × √(L/g) = 2π × √(1/9,8) ≈ 6,28 × √(0,102) ≈ 6,28 × 0,319 ≈ 2,00 s. La periode est d'environ 2 secondes.

⚠️ Attention : Ne pas confondre periode T (secondes) et frequence f (Hertz, f = 1/T). Pour le pendule, la formule n'est valable que pour de petites oscillations. Bien identifier si c'est un ressort ou un pendule.

Vitesse moyenne

v = d / Δt

C'est la formule la plus intuitive de la cinematique. Elle donne la vitesse constante qu'il faudrait avoir pour parcourir la meme distance dans le meme temps. Attention, elle ne renseigne pas sur les variations de vitesse pendant le trajet (ralentissements, accelerations). C'est une moyenne. On l'utilise constamment pour des calculs simples de temps de trajet ou de distance.

Grandeurs :

v = Vitesse moyenne (metre par seconde (m/s))d = Distance parcourue (metre (m))Δt = Duree du trajet (seconde (s))

Exemple d'application

Un train parcourt 150 km en 1 heure et 15 minutes. Quelle est sa vitesse moyenne en m/s ?

d = 150 km = 150 000 m. Δt = 1h15 = 75 min = 75 × 60 = 4500 s. v = d / Δt = 150000 / 4500 ≈ 33,3 m/s. Soit environ 120 km/h (33,3 × 3,6).

⚠️ Attention : Bien convertir les unites ! Souvent, la distance est en km et le temps en h, donnant une vitesse en km/h. Pour avoir des m/s, il faut des metres et des secondes. Ne pas confondre avec la vitesse instantanee.

Loi de la conservation de l'energie mecanique (cas ideal)

Em = Ec + Epp = constante

Dans un systeme ou seules les forces conservatives (comme le poids) travaillent (pas de frottements), l'energie mecanique totale se conserve. Elle se transforme : quand un objet tombe, son Epp diminue mais son Ec augmente d'autant. C'est un principe de transformation perpetuelle. C'est tres utile pour calculer une vitesse en connaissant une hauteur, sans s'occuper de la trajectoire.

Grandeurs :

Em = Energie mecanique totale (Joule (J))Ec = Energie cinetique (Joule (J))Epp = Energie potentielle de pesanteur (Joule (J))

Exemple d'application

Une balle de 0,1 kg est lachee sans vitesse d'une hauteur h = 5 m (g=10 N/kg). Quelle est sa vitesse juste avant de toucher le sol (sans frottement) ?

Au point haut : Ec1=0, Epp1=mgh=0.1×10×5=5 J. Em1=5 J. Au point bas (sol, h=0) : Epp2=0, Ec2 = ?. Par conservation : Em1 = Em2 => 5 = Ec2 => 0.5 × m × v² = 5 => 0.5×0.1×v²=5 => 0.05×v²=5 => v²=100 => v=10 m/s. La vitesse d'impact est de 10 m/s.

⚠️ Attention : Cette loi n'est valable que s'il n'y a PAS de frottements (forces non conservatives). Sinon, une partie de l'energie mecanique est dissipee en chaleur et Em diminue.

💡 Conseils pour mémoriser

  • Associez chaque formule a une image mentale ou une experience du quotidien (P=m×g : sentir le poids d'un sac a dos, Ec=1/2mv² : la difficulte de freiner en voiture).
  • Classez les formules par themes : Cinematique (mouvement), Dynamique (forces et causes), Energie (travail et conservation). Faites des fiches avec la formule, son nom, ses unites et UN exemple type.
  • Entrainez-vous a DERIVER les formules a partir des concepts. Par exemple, comprendre que le travail W=F×d×cosα vient de l'idee que seule la composante de la force dans la direction du mouvement travaille.

Formules d'Electricite

10 formules essentielles

L'électricité est partout autour de nous, de la lampe de ton bureau au téléphone dans ta poche. Comprendre ses formules, c'est comme avoir les clés pour décoder le fonctionnement du monde moderne. Ces formules ne sont pas juste des suites de lettres et de chiffres à apprendre par cœur ; elles décrivent des relations fondamentales entre le courant, la tension, la résistance, l'énergie et la puissance. Les maîtriser te permettra de résoudre des problèmes concrets, de concevoir des circuits simples et surtout, de comprendre les principes qui régissent tous les appareils électroniques que tu utilises quotidiennement. C'est un langage universel en physique et en technologie.

Loi d'Ohm

U = R × I

C'est la loi fondamentale des circuits électriques simples. Elle relie les trois grandeurs de base : la tension (la 'pression' électrique), l'intensite (le 'débit' de charges) et la résistance (ce qui 'freine' le courant). On l'utilise pour calculer l'une de ces grandeurs quand on connaît les deux autres, dans un dipôle ohmique (comme une résistance). C'est la formule la plus utilisée en électricité !

Grandeurs :

U = Tension (Volt (V))R = Résistance (Ohm (Ω))I = Intensité du courant (Ampère (A))

Exemple d'application

Une résistance de 100 Ω est traversée par un courant de 0.2 A. Quelle est la tension à ses bornes ?

On applique directement la loi d'Ohm : U = R × I = 100 Ω × 0.2 A = 20 V. La tension aux bornes de la résistance est de 20 Volts.

⚠️ Attention : Ne pas confondre U, R et I. Vérifie toujours l'unité de la résistance (Ω). Cette loi ne s'applique QUE pour les dipôles ohmiques (comportement linéaire). Pour une lampe ou une DEL, ce n'est pas toujours vrai.

Puissance électrique (Formule générale)

P = U × I

Cette formule donne la puissance électrique consommée ou fournie par un dipôle. La puissance, c'est l'énergie convertie par seconde. Pense à un appareil : plus il est puissant (P grand), plus il consomme d'énergie rapidement pour fonctionner (lampe plus brillante, moteur plus fort). On l'utilise pour dimensionner des composants ou calculer la consommation d'un appareil.

Grandeurs :

P = Puissance (Watt (W))U = Tension (Volt (V))I = Intensité (Ampère (A))

Exemple d'application

Un grille-pain fonctionne sous 230 V et l'intensité qui le traverse est de 4 A. Quelle est sa puissance ?

P = U × I = 230 V × 4 A = 920 W. Le grille-pain a une puissance de 920 Watts, c'est un appareil assez puissant.

⚠️ Attention : Attention à ne pas confondre puissance (W) et énergie (J ou kWh). La puissance, c'est un débit d'énergie. Vérifie que la tension U est bien celle aux bornes du dipôle où tu calcules P.

Puissance pour un conducteur ohmique (Loi de Joule)

P = R × I² ou P = U² / R

Ces formules sont dérivées de P=U×I et de la loi d'Ohm (U=R×I). Elles sont spécifiques aux résistances et expriment la puissance dissipée sous forme de chaleur (effet Joule). P = R×I² montre que la puissance chauffante augmente très vite avec l'intensité (carré). On l'utilise pour calculer l'échauffement d'une résistance ou d'un fil.

Grandeurs :

P = Puissance (Watt (W))R = Résistance (Ohm (Ω))I = Intensité (Ampère (A))U = Tension (Volt (V))

Exemple d'application

Un radiateur électrique a une résistance de 50 Ω et est traversé par un courant de 5 A. Quelle puissance chauffe-t-il ?

On utilise P = R × I² = 50 Ω × (5 A)² = 50 × 25 = 1250 W. Le radiateur dissipe 1250 Watts sous forme de chaleur.

⚠️ Attention : Ces formules ne sont valables QUE si la loi d'Ohm U=R×I est vérifiée (dipôle ohmique). Ne les utilise pas pour une lampe à incandescence dont la résistance varie avec la température.

Énergie électrique consommée

E = P × Δt

C'est la formule la plus importante pour comprendre ta facture d'électricité ! L'énergie consommée est le produit de la puissance de l'appareil par le temps pendant lequel il fonctionne. Plus un appareil est puissant et plus il reste allumé longtemps, plus il consomme d'énergie. Le Joule est l'unité scientifique, le kWh est l'unité pratique (1 kWh = 3 600 000 J).

Grandeurs :

E = Énergie (Joule (J) ou kilowattheure (kWh))P = Puissance (Watt (W) ou kilowatt (kW))Δt = Durée de fonctionnement (Seconde (s) ou heure (h))

Exemple d'application

Une ampoule de 60 W est allumée pendant 5 heures. Quelle énergie a-t-elle consommée en kWh ?

Il faut convertir : P = 60 W = 0.060 kW. Δt = 5 h. Donc E = P × Δt = 0.060 kW × 5 h = 0.3 kWh. L'ampoule a consommé 0.3 kilowattheures.

⚠️ Attention : Faire très attention aux UNITÉS ! Si P est en W et Δt en s, E est en J. Si P est en kW et Δt en h, E est en kWh. Ne pas mélanger. C'est une erreur classique.

Loi des nœuds (Loi de Kirchhoff pour les courants)

I_{entrant} = I_{sortant} ou Σ I_{entrant} = Σ I_{sortant}

Cette loi s'applique à un nœud, c'est-à-dire un point du circuit où se rejoignent plusieurs fils. Elle exprime la conservation de la charge électrique : les charges qui arrivent (courants entrants) ne peuvent pas disparaître, elles doivent repartir (courants sortants). C'est comme un carrefour de routes : le nombre de voitures qui y arrivent est égal à celui qui en repart.

Grandeurs :

I = Intensité du courant (Ampère (A))

Exemple d'application

Sur un nœud, un courant I1=2 A arrive, et deux courants I2 et I3 en repartent. Si I2=0.8 A, que vaut I3 ?

D'après la loi des nœuds : I1 = I2 + I3. Donc 2 A = 0.8 A + I3. I3 = 2 - 0.8 = 1.2 A. Le courant I3 vaut 1.2 A.

⚠️ Attention : Bien définir un sens conventionnel (entrant ou sortant) pour chaque courant au niveau du nœud. Ne pas oublier qu'un courant négatif signifie simplement qu'il est dans le sens opposé à celui que tu as choisi.

Loi des mailles (Loi de Kirchhoff pour les tensions)

Σ U = 0

Cette loi s'applique à une maille, c'est-à-dire un parcours fermé dans un circuit. Elle exprime la conservation de l'énergie : si on fait le tour complet d'une boucle, la somme des tensions (en tenant compte de leur signe) est nulle. On peut aussi la voir comme : la somme des tensions des générateurs est égale à la somme des tensions des récepteurs dans une maille simple.

Grandeurs :

U = Tension (Volt (V))

Exemple d'application

Dans une maille avec une pile de 9 V et deux lampes en série de tensions U1 et U2. Si U1 = 3.5 V, que vaut U2 ?

En parcourant la maille : Tension de la pile (9 V) = U1 + U2 (car les lampes sont des récepteurs). Donc 9 V = 3.5 V + U2. U2 = 9 - 3.5 = 5.5 V. La tension aux bornes de la deuxième lampe est de 5.5 V.

⚠️ Attention : La difficulté est l'attribution des signes (+ ou -) aux tensions. Convention : une tension est positive si, en parcourant la maille, on va du + vers le - à l'intérieur du dipôle (pour un récepteur). Pour un générateur, c'est l'inverse. Faire un schéma avec des flèches est indispensable.

Résistance équivalente - Association en série

R_{eq} = R_1 + R_2 + ... + R_n

Quand on place des résistances les unes à la suite des autres (en série), elles s'ajoutent simplement. Le courant est le même dans toutes, mais les tensions s'additionnent. La résistance équivalente est donc TOUJOURS plus grande que la plus grande des résistances du groupe. C'est comme si on allongeait le chemin difficile pour les électrons.

Grandeurs :

R_{eq} = Résistance équivalente (Ohm (Ω))R_1, R_2... = Résistances individuelles (Ohm (Ω))

Exemple d'application

Trois résistances de 10 Ω, 20 Ω et 30 Ω sont branchées en série. Quelle est leur résistance équivalente ?

R_eq = R1 + R2 + R3 = 10 Ω + 20 Ω + 30 Ω = 60 Ω. Le groupe se comporte comme une seule résistance de 60 Ω.

⚠️ Attention : Ne pas confondre avec l'association en parallèle ! En série, les résistances s'ajoutent. Vérifie bien que le courant ne peut passer que par un seul chemin pour être en série.

Résistance équivalente - Association en dérivation (parallèle)

1 / R_{eq} = 1 / R_1 + 1 / R_2 + ... + 1 / R_n

Quand on place des résistances côte à côte, avec leurs deux bornes reliées ensemble (en parallèle), elles offrent plusieurs chemins au courant. La résistance équivalente est donc plus petite que la plus petite des résistances du groupe ! C'est comme ouvrir plusieurs caisses dans un supermarché : le flux total des clients (courant) augmente, la 'résistance' à la file d'attente diminue.

Grandeurs :

R_{eq} = Résistance équivalente (Ohm (Ω))R_1, R_2... = Résistances individuelles (Ohm (Ω))

Exemple d'application

Deux résistances de 60 Ω et 30 Ω sont branchées en parallèle. Calculer R_eq.

1/R_eq = 1/60 + 1/30 = 1/60 + 2/60 = 3/60 = 1/20. Donc R_eq = 20 Ω. La résistance équivalente (20 Ω) est bien inférieure à la plus petite (30 Ω).

⚠️ Attention : N'oublie pas de prendre l'inverse (1/x) à la fin du calcul. Pour DEUX résistances uniquement, on a une formule pratique : R_eq = (R1 × R2) / (R1 + R2).

Charge d'un condensateur

q = C × u

Cette formule définit la capacité C d'un condensateur. Elle relie la charge q stockée sur ses armatures à la tension u à ses bornes. Le condensateur est comme un petit réservoir d'électricité : plus sa capacité C est grande (réservoir large), plus il peut stocker de charge q pour une même tension u. C'est une relation linéaire et instantanée à un instant donné.

Grandeurs :

q = Charge électrique (Coulomb (C))C = Capacité (Farad (F))u = Tension à ses bornes (Volt (V))

Exemple d'application

Un condensateur de 100 µF est soumis à une tension de 12 V. Quelle charge stocke-t-il ?

Il faut convertir : C = 100 µF = 100 × 10⁻⁶ F = 1 × 10⁻⁴ F. q = C × u = (1 × 10⁻⁴ F) × 12 V = 1.2 × 10⁻³ C = 1.2 mC. Il stocke 1.2 millicoulombs.

⚠️ Attention : Attention aux unités de capacité : le Farad est énorme ! On utilise souvent le microfarad (µF = 10⁻⁶ F), le nanofarad (nF) ou le picofarad (pF). Ne pas confondre la charge q (en C) avec l'intensité I (en A).

Énergie stockée dans un condensateur

E = ½ × C × u²

Cette formule donne l'énergie électrique emmagasinée dans un condensateur chargé. Contrairement à une résistance qui dissipe l'énergie en chaleur, le condensateur la stocke (comme un ressort que l'on comprime). L'énergie dépend du CARRÉ de la tension : doubler la tension quadruple l'énergie stockée ! C'est cette énergie qui est libérée lors de la décharge (flash d'appareil photo).

Grandeurs :

E = Énergie stockée (Joule (J))C = Capacité (Farad (F))u = Tension à ses bornes (Volt (V))

Exemple d'application

Un condensateur de 4700 µF est chargé sous 16 V. Quelle énergie peut-il restituer ?

C = 4700 µF = 4700 × 10⁻⁶ F = 4.7 × 10⁻³ F. E = ½ × C × u² = 0.5 × (4.7 × 10⁻³) × (16)² = 0.5 × 4.7e-3 × 256 ≈ 0.5 × 1.2032 ≈ 0.6016 J. Il stocke environ 0.6 Joule.

⚠️ Attention : Ne pas oublier le facteur ½ ! Comparaison utile : cette formule (½ C u²) ressemble à l'énergie cinétique (½ m v²). La tension u est au carré, donc son unité doit être soigneusement mise au carré aussi.

💡 Conseils pour mémoriser

  • Crée un triangle magique : Dessine un triangle, divise-le en 3 parts avec U en haut, R en bas à gauche et I en bas à droite. Pour trouver une grandeur, cache-la avec ton doigt : la formule apparaît (U = R×I, R = U/I, I = U/R). Fais de même avec le triangle P, U, I.
  • Associe des formules à des objets du quotidien : P = U×I pour la puissance de ton chargeur de téléphone. E = P×Δt pour ta facture EDF. U = R×I pour comprendre pourquoi un fil fin (R grand) chauffe quand le courant I est fort.
  • Comprendre le sens physique avant d'apprendre par cœur : 'La puissance, c'est tension fois courant' a plus de sens que 'P=UI'. 'En série, les résistances s'ajoutent' est logique (le chemin est plus long).

Formules sur les Ondes

9 formules essentielles

Les ondes sont partout autour de nous : le son que nous entendons, la lumière qui nous éclaire, les vagues à la surface de l'eau. Comprendre les formules liées aux ondes, c'est détenir les clés pour décrire et prédire une multitude de phénomènes physiques. Ce thème est fondamental car il fait le lien entre des domaines apparemment distincts (mécanique, acoustique, optique) grâce à des concepts unificateurs comme la célérité, la fréquence ou la longueur d'onde. Maîtriser ces formules vous permettra de résoudre des problèmes concrets, de la conception d'un instrument de musique à l'analyse d'un signal lumineux.

Relation fondamentale des ondes périodiques

v = λ × f

Cette formule est le cœur de la description d'une onde périodique. Elle relie la vitesse à laquelle l'onde se propage (v), la distance entre deux crêtes successives (λ) et le nombre d'oscillations par seconde (f). On l'utilise dès qu'on connaît deux des trois grandeurs pour trouver la troisième. Elle est valable pour toutes les ondes périodiques : son, lumière, vagues.

Grandeurs :

v = Célérité de l'onde (mètre par seconde (m/s))λ = Longueur d'onde (mètre (m))f = Fréquence (Hertz (Hz))

Exemple d'application

Une note de musique de fréquence 440 Hz (le La3) se propage dans l'air à 340 m/s. Quelle est sa longueur d'onde ?

On utilise v = λ × f, donc λ = v / f. λ = 340 / 440 ≈ 0,773 m. La distance entre deux compressions successives de l'air est d'environ 77 cm.

⚠️ Attention : Ne pas confondre la fréquence f (en Hz) avec la période T (en s). Vérifier les unités : la célérité est souvent en m/s, la longueur d'onde en m, la fréquence en Hz (1/s).

Période et fréquence

T = 1 / f ou f = 1 / T

La période T est la durée d'un cycle complet de l'onde (le temps entre deux crêtes qui passent). La fréquence f est son inverse : c'est le nombre de cycles par seconde. Plus la fréquence est élevée, plus la période est courte. On utilise cette relation pour passer facilement de l'une à l'autre.

Grandeurs :

T = Période (seconde (s))f = Fréquence (Hertz (Hz))

Exemple d'application

L'aiguille d'une machine à coudre fait 10 allers-retours complets en une seconde. Quelle est la période du mouvement ?

La fréquence est f = 10 Hz. Donc la période est T = 1/f = 1/10 = 0,1 s. Un aller-retour complet dure 0,1 seconde.

⚠️ Attention : Penser que T et f sont proportionnelles. C'est l'inverse ! Elles sont inversement proportionnelles. Une grande fréquence correspond à une petite période.

Célérité d'une onde sur une corde

v = √(F / μ)

Cette formule donne la vitesse des ondes mécaniques transversales (comme une vague) le long d'une corde tendue. La vitesse augmente si on tire plus fort sur la corde (F plus grand) et diminue si la corde est plus lourde (μ plus grand). Essentielle pour comprendre les instruments à cordes (guitare, violon).

Grandeurs :

v = Célérité de l'onde (mètre par seconde (m/s))F = Tension de la corde (Newton (N))μ = Masse linéique (masse par unité de longueur) (kilogramme par mètre (kg/m))

Exemple d'application

Une corde de guitare a une masse linéique de 5,0 g/m (0,0050 kg/m) et est tendue avec une force de 100 N. Calculez la célérité des ondes sur cette corde.

v = √(F / μ) = √(100 / 0,0050) = √(20 000) ≈ 141 m/s. L'onde se déplace très vite le long de la corde.

⚠️ Attention : Oublier de convertir la masse linéique en kg/m si elle est donnée en g/m. Penser que μ est la masse totale, alors que c'est la masse par mètre.

Niveau d'intensité sonore (en décibels)

L = 10 × log(I / I₀)

Cette formule convertit l'intensité physique I (énergie transportée par le son par unité de surface et de temps) en niveau sonore L perçu par l'oreille humaine, en décibels. L'échelle est logarithmique car notre audition perçoit les rapports d'intensité, pas les différences absolues. +10 dB correspond à une intensité multipliée par 10.

Grandeurs :

L = Niveau d'intensité sonore (décibel (dB))I = Intensité sonore (watt par mètre carré (W/m²))I₀ = Intensité de référence (seuil d'audibilité) (1,0×10⁻¹² W/m²)

Exemple d'application

L'intensité sonore d'une conversation normale est d'environ 1,0×10⁻⁶ W/m². Quel est son niveau en décibels ?

L = 10 × log( (1,0×10⁻⁶) / (1,0×10⁻¹²) ) = 10 × log(1,0×10⁶) = 10 × 6 = 60 dB. Une conversation est typiquement à 60 dB.

⚠️ Attention : Oublier que c'est un logarithme décimal (log), pas népérien (ln). Confondre l'intensité I (W/m²) et le niveau L (dB). Penser que les décibels s'additionnent simplement : deux sources de 60 dB ne font pas 120 dB !

Loi de Snell-Descartes pour la réfraction

n₁ × sin(i) = n₂ × sin(r)

Cette loi décrit comment un rayon lumineux change de direction (se réfracte) lorsqu'il passe d'un milieu transparent à un autre (ex: air → eau). L'indice n caractérise la 'lenteur' de la lumière dans le milieu. Si n₂ > n₁, le rayon se rapproche de la normale (r < i). Utilisée pour les lentilles, les prismes, les fibres optiques.

Grandeurs :

n₁, n₂ = Indices de réfraction des milieux 1 et 2 (sans unité)i = Angle d'incidence (par rapport à la normale) (degré (°) ou radian (rad))r = Angle de réfraction (par rapport à la normale) (degré (°) ou radian (rad))

Exemple d'application

Un rayon laser passe de l'air (n₁=1,00) dans l'eau (n₂=1,33) avec un angle d'incidence i=30°. Quel est l'angle de réfraction r ?

1,00 × sin(30°) = 1,33 × sin(r). sin(30°)=0,5 donc 0,5 = 1,33 × sin(r). sin(r) = 0,5 / 1,33 ≈ 0,376. r = arcsin(0,376) ≈ 22,1°. Le rayon se rapproche de la normale en entrant dans l'eau.

⚠️ Attention : Utiliser les angles par rapport à la surface au lieu de la normale. Oublier que les angles i et r sont toujours dans des milieux différents. Confondre réfraction (changement de milieu) et réflexion (rebond).

Condition d'interférences constructives (fentes d'Young)

δ = k × λ avec k entier (0, ±1, ±2...)

Lorsque deux ondes lumineuses cohérentes (provenant de la même source) se superposent, elles peuvent s'additionner (franges brillantes) ou s'annuler (franges sombres). Cette formule donne la condition pour une frange brillante (interférence constructive) : la différence de distance parcourue (δ) doit être un multiple entier de la longueur d'onde. C'est le principe des franges d'Young.

Grandeurs :

δ = Différence de marche (chemin optique) (mètre (m))λ = Longueur d'onde (mètre (m))k = Ordre d'interférence (sans unité (entier))

Exemple d'application

Dans l'expérience des fentes d'Young, la différence de marche pour un point de l'écran est δ = 1,2 μm. Pour une lumière verte de longueur d'onde λ = 600 nm, observe-t-on une frange brillante ?

Il faut voir si δ est un multiple de λ. λ = 600 nm = 0,600 μm. δ/λ = 1,2 / 0,600 = 2. C'est un entier (k=2). Donc oui, c'est une frange brillante d'ordre 2.

⚠️ Attention : Confondre la condition pour les franges brillantes (δ = kλ) et sombres (δ = (k+1/2)λ). Oublier que k est un entier. Ne pas convertir toutes les longueurs dans la même unité (m, mm, μm, nm).

Relation entre l'indice et la célérité dans un milieu

n = c / v

L'indice de réfraction n mesure à quel point un milieu ralentit la lumière par rapport à sa vitesse dans le vide. n est toujours ≥ 1. Dans le vide, n=1 et v=c. Dans l'air, n≈1,0003, donc v est presque égale à c. Dans l'eau (n≈1,33) ou le verre (n≈1,5), la lumière est nettement plus lente. Cette formule est fondamentale en optique.

Grandeurs :

n = Indice de réfraction du milieu (sans unité)c = Célérité de la lumière dans le vide (≈ 3,00×10⁸ m/s)v = Célérité de la lumière dans le milieu (mètre par seconde (m/s))

Exemple d'application

La lumière se propage dans un verre d'indice n=1,50. Quelle est sa vitesse dans ce verre ?

n = c / v donc v = c / n = (3,00×10⁸) / 1,50 = 2,00×10⁸ m/s. La lumière va deux fois moins vite dans ce verre que dans le vide.

⚠️ Attention : Croire que n peut être inférieur à 1 pour un milieu matériel. Inverser la formule : c'est n = c/v, pas v = c/n (même si on l'utilise pour calculer v).

Condition de diffraction (ouverture ou obstacle)

θ ≈ λ / a

Cette formule (approximative) décrit le phénomène de diffraction : une onde (lumière, son) s'étale lorsqu'elle rencontre un obstacle ou passe par une petite ouverture. L'étalement (angle θ) est d'autant plus important que la longueur d'onde λ est grande ou que la taille de l'ouverture a est petite. C'est pourquoi on entend autour d'un coin (son, λ grande) mais on ne voit pas autour d'un coin (lumière, λ très petite).

Grandeurs :

θ = Écart angulaire du faisceau diffracté (radian (rad))λ = Longueur d'onde (mètre (m))a = Dimension caractéristique de l'ouverture ou de l'obstacle (mètre (m))

Exemple d'application

Une onde sonore de fréquence 500 Hz (λ = v/f ≈ 340/500 = 0,68 m) rencontre une porte de 0,80 m de large (a). Est-ce que la diffraction sera importante ?

θ ≈ λ / a ≈ 0,68 / 0,80 ≈ 0,85 rad (soit environ 49°). C'est un angle très large, la diffraction sera très importante, le son s'étalera beaucoup après la porte.

⚠️ Attention : Appliquer cette formule pour des ouvertures larges (a >> λ), elle n'est valable que lorsque a est du même ordre de grandeur ou plus petit que λ. Confondre l'angle θ (en radians) avec sa valeur en degrés sans conversion.

Longueur d'onde et quantité de mouvement (dualité onde-particule)

λ = h / p

Formule de de Broglie. Elle montre que toute particule (électron, proton, même un ballon !) a une nature ondulatoire associée, avec une longueur d'onde λ. Plus la particule est massive et rapide (p grand), plus son onde associée est courte (λ petit). Pour les objets macroscopiques, λ est infinitésimale. Pour les électrons, elle est mesurable et exploitée (microscope électronique).

Grandeurs :

λ = Longueur d'onde associée à la particule (onde de matière) (mètre (m))h = Constante de Planck (6,63×10⁻³⁴ J.s)p = Quantité de mouvement de la particule (p = m×v) (kilogramme mètre par seconde (kg.m/s))

Exemple d'application

Un électron se déplace à une vitesse v = 1,0×10⁶ m/s. Sa masse est m = 9,1×10⁻³¹ kg. Calculez la longueur d'onde de de Broglie associée.

p = m×v = (9,1×10⁻³¹) × (1,0×10⁶) = 9,1×10⁻²⁵ kg.m/s. λ = h / p = (6,63×10⁻³⁴) / (9,1×10⁻²⁵) ≈ 7,3×10⁻¹⁰ m = 0,73 nm. C'est du même ordre de grandeur que les distances atomiques.

⚠️ Attention : Oublier que p est la quantité de mouvement (m×v), pas seulement la vitesse. Ne pas utiliser la constante de Planck h en J.s. Penser que cette onde est une onde classique comme une vague ; c'est une onde de probabilité.

💡 Conseils pour mémoriser

  • Groupez les formules par thème : 1) Caractéristiques générales (v=λf, T=1/f). 2) Ondes mécaniques spécifiques (corde : v=√(F/μ)). 3) Son (niveau : L=10log(I/I₀)). 4) Lumière (n=c/v, Snell : n1sin(i)=n2sin(r)). 5) Phénomènes d'ondes (diffraction : θ≈λ/a, interférences : δ=kλ).
  • Utilisez des moyens mnémotechniques. Pour v=λf, pensez à 'Vélo Lambda Fast'. Pour la loi de Snell, retenez 'n sin i' est constant. Pour la diffraction, retenez 'plus λ est grand ou a est petit, plus θ est grand'.
  • Associez chaque formule à une expérience ou un objet du quotidien : v=λf pour la radio, n=c/v pour un bâton qui semble cassé dans l'eau, θ≈λ/a pour entendre une conversation derrière un mur.
  • Entraînez-vous à refaire les démonstrations ou les exemples types sans regarder la formule. La compréhension physique aide bien plus la mémoire que le par-cœur pur.

Formules de Thermodynamique

10 formules essentielles

La thermodynamique est la science qui étudie les échanges d'énergie sous forme de chaleur et de travail. C'est un pilier de la physique-chimie car elle explique comment fonctionnent les moteurs, les réfrigérateurs, les changements d'état de l'eau et même notre propre métabolisme. Maîtriser ces formules, c'est comprendre comment l'énergie se transforme et se conserve dans notre monde. Ne les voyez pas comme des suites de lettres, mais comme des clés pour décrypter le comportement de la matière.

Conversion Celsius-Kelvin

T(K) = θ(°C) + 273,15

Cette formule convertit une température exprimée en degrés Celsius (échelle usuelle) en kelvins (échelle absolue). Le zéro absolu (0 K) correspond à -273,15 °C. On l'utilise TOUJOURS en thermodynamique car les formules des gaz parfaits ou des énergies internes nécessitent la température absolue (T), jamais θ.

Grandeurs :

T = Température absolue (Kelvin (K))θ = Température Celsius (degré Celsius (°C))

Exemple d'application

Une pièce est à 22,0 °C. Quelle est sa température en kelvins ?

On applique la formule : T(K) = θ(°C) + 273,15 = 22,0 + 273,15 = 295,15 K. On arrondit souvent à 295 K pour les calculs.

⚠️ Attention : Oublier d'ajouter 273,15 (confondre °C et K). Utiliser θ au lieu de T dans la loi des gaz parfaits. Penser que la variation est différente : ΔT(K) = Δθ(°C).

Capacité thermique massique

Q = m × c × ΔT

Cette formule calcule la chaleur nécessaire pour faire varier la température d'un corps sans changer son état (chaleur sensible). 'c' est une propriété du matériau : l'eau a un 'c' élevé (4180 J.kg⁻¹.K⁻¹), ce qui explique qu'elle met longtemps à chauffer ou à refroidir. ΔT peut être en K ou en °C car c'est une variation.

Grandeurs :

Q = Quantité de chaleur échangée (Joule (J))m = Masse de la substance (kilogramme (kg))c = Capacité thermique massique (Joule par kilogramme-kelvin (J.kg⁻¹.K⁻¹))ΔT = Variation de température (Kelvin (K) ou degré Celsius (°C))

Exemple d'application

Quelle énergie faut-il pour chauffer 250 g d'eau de 20°C à 100°C ? (c_eau = 4,18 kJ.kg⁻¹.K⁻¹)

1. Convertir : m = 0,250 kg ; c = 4180 J.kg⁻¹.K⁻¹ ; ΔT = 100-20 = 80 K (ou 80°C). 2. Appliquer : Q = 0,250 × 4180 × 80 = 83 600 J = 83,6 kJ.

⚠️ Attention : Oublier de convertir les grammes en kg. Confondre capacité thermique massique (c, en J.kg⁻¹.K⁻¹) et capacité thermique (C, en J.K⁻¹). Utiliser cette formule pendant un changement d'état (c'est faux, là ΔT=0).

Chaleur latente de changement d'état

Q = m × L

Cette formule calcule la chaleur nécessaire pour changer l'état d'un corps (fusion, vaporisation, etc.) à température constante. L dépend du changement d'état et de la substance. L_vap (vaporisation) est bien plus grand que L_fus (fusion) pour l'eau. On l'utilise quand il y a un changement d'état pur (glace qui fond, eau qui bout).

Grandeurs :

Q = Quantité de chaleur échangée (Joule (J))m = Masse de la substance (kilogramme (kg))L = Chaleur latente massique (Joule par kilogramme (J.kg⁻¹))

Exemple d'application

Quelle énergie faut-il pour vaporiser 100 g d'eau déjà à 100°C ? (L_vap eau = 2,26 × 10⁶ J.kg⁻¹)

1. Convertir : m = 0,100 kg. 2. Appliquer : Q = m × L_vap = 0,100 × 2,26 × 10⁶ = 2,26 × 10⁵ J = 226 kJ. C'est beaucoup plus que pour chauffer l'eau de 20 à 100°C !

⚠️ Attention : Essayer d'utiliser Q = m.c.ΔT pendant un changement d'état (ΔT=0, ça donnerait Q=0, ce qui est faux). Oublier que la température est constante pendant le changement. Confondre L_fus et L_vap.

Loi des gaz parfaits (Forme principale)

P × V = n × R × T

C'est l'équation d'état d'un gaz parfait. Elle relie les quatre variables d'état (P, V, n, T) à un instant donné. Elle suppose des molécules ponctuelles sans interactions. On l'utilise pour calculer une variable manquante (ex: le volume si on connaît P, n, T) ou pour étudier une transformation où 'n' est constant.

Grandeurs :

P = Pression du gaz (Pascal (Pa))V = Volume occupé (mètre cube (m³))n = Quantité de matière (mole (mol))R = Constante des gaz parfaits (Joule par mole-kelvin (J.mol⁻¹.K⁻¹) ; R ≈ 8,314)T = Température absolue (Kelvin (K))

Exemple d'application

Une bombe aérosol de 500 mL contient 0,12 mol de gaz à 20°C. Quelle est la pression à l'intérieur ?

1. Convertir : V = 0,500 L = 5,00 × 10⁻⁴ m³ ; T = 20 + 273 = 293 K. 2. Appliquer : P = (n × R × T) / V = (0,12 × 8,314 × 293) / (5,00 × 10⁻⁴) ≈ 5,85 × 10⁵ Pa (soit environ 5,8 atm).

⚠️ Attention : Oublier de convertir le volume en m³, la température en K, ou la pression en Pa. Utiliser la valeur de R sans faire attention aux unités. Appliquer cette formule à un liquide ou un solide.

Loi des gaz parfaits (Forme avec masse)

P × V = (m / M) × R × T

C'est la même loi, mais on a remplacé n (quantité de matière) par m/M. Très utile quand on connaît la masse du gaz et sa nature (donc sa masse molaire M), plutôt que directement n. Pensez à convertir M en kg/mol (ex: M(O₂)=32 g/mol = 0,032 kg/mol).

Grandeurs :

P, V, R, T = Idem ci-dessus (Idem ci-dessus)m = Masse du gaz (kilogramme (kg))M = Masse molaire (kilogramme par mole (kg.mol⁻¹))

Exemple d'application

Un ballon contient 2,0 g de dihydrogène (M=2,0 g/mol) à 1,0 × 10⁵ Pa et 300 K. Quel est son volume ?

1. Convertir : m = 2,0 × 10⁻³ kg ; M = 2,0 × 10⁻³ kg/mol. 2. Appliquer : V = (m × R × T) / (M × P) = (2,0e-3 × 8,314 × 300) / (2,0e-3 × 1,0e5) = 0,0249 m³ = 24,9 L.

⚠️ Attention : Utiliser M en g/mol sans convertir en kg/mol, ce qui donne un résultat faux d'un facteur 1000. Oublier de convertir la masse en kg.

Premier principe de la thermodynamique (Système fermé)

ΔU = Q + W

C'est le principe de conservation de l'énergie pour un système thermodynamique. L'énergie interne U (énergie microscifique) change si le système reçoit de la chaleur (Q) ou du travail (W). CONVENTION IMPORTANTE : ce qui est REÇU est compté POSITIVEMENT. Si le système cède de la chaleur, Q est négatif. S'il fournit du travail (détente), W est négatif.

Grandeurs :

ΔU = Variation d'énergie interne (Joule (J))Q = Chaleur reçue par le système (Joule (J))W = Travail reçu par le système (Joule (J))

Exemple d'application

Un gaz reçoit 100 J de chaleur et on le comprime en lui fournissant 50 J de travail. Quelle est la variation de son énergie interne ?

Le gaz reçoit de la chaleur : Q = +100 J. On lui fournit du travail (compression) : W = +50 J (car il le reçoit). Donc ΔU = Q + W = 100 + 50 = +150 J. Son énergie interne augmente.

⚠️ Attention : Se tromper dans les signes de Q et W. Oublier la convention 'reçu = positif'. Ajouter W quand il est fourni par le système (il serait alors négatif).

Travail des forces de pression (à pression constante)

W = - P_ext × ΔV

Cette formule calcule le travail échangé lors d'une transformation à pression extérieure constante (ex: détente ou compression contre l'atmosphère). Le signe moins est CRUCIAL : si le volume augmente (ΔV > 0, détente), le système fournit du travail à l'extérieur, donc il le perd : W est NÉGATIF. C'est le travail le plus fréquent au lycée.

Grandeurs :

W = Travail reçu par le système (Joule (J))P_ext = Pression extérieure constante (Pascal (Pa))ΔV = Variation de volume du système (mètre cube (m³))

Exemple d'application

Un gaz se détend à pression atmosphérique constante (1,0 × 10⁵ Pa). Son volume passe de 1,0 L à 3,0 L. Quel travail reçoit-il ?

1. ΔV = V_final - V_initial = 3,0 - 1,0 = 2,0 L = 2,0 × 10⁻³ m³. 2. W = - P_ext × ΔV = - (1,0 × 10⁵) × (2,0 × 10⁻³) = -200 J. Le gaz a fourni 200 J de travail à l'extérieur (W reçu est négatif).

⚠️ Attention : Oublier le signe moins. Oublier de convertir le volume en m³. Confondre P_ext (pression extérieure, souvent constante) avec la pression du gaz P (qui peut varier).

Loi de Boyle-Mariotte (Transformation isotherme)

P × V = constante ou P₁ × V₁ = P₂ × V₂

C'est une conséquence de la loi des gaz parfaits lorsque la température T et la quantité de matière n sont constantes (transformation isotherme). Si le volume diminue, la pression augmente, et inversement, de façon inversement proportionnelle. Très utile pour les seringues, les pompes, les plongeurs.

Grandeurs :

P = Pression (Pa)V = Volume ()

Exemple d'application

Dans une seringue, on enferme un gaz à P₁=1,0 atm dans un volume V₁=10 mL. On pousse le piston sans laisser échapper de gaz jusqu'à V₂=2,5 mL, en maintenant la température constante. Quelle est la nouvelle pression P₂ ?

P₁ × V₁ = P₂ × V₂ => P₂ = (P₁ × V₁) / V₂ = (1,0 × 10) / 2,5 = 4,0 atm. La pression a quadruplé car le volume a été divisé par 4.

⚠️ Attention : Appliquer cette loi si la température change (ce n'est plus isotherme). Oublier que n doit aussi être constant (système fermé).

Loi de Charles (Transformation isobare)

V / T = constante ou V₁ / T₁ = V₂ / T₂

Conséquence de la loi des gaz parfaits à pression P et quantité de matière n constantes. Le volume est proportionnel à la température absolue. Si on chauffe un gaz à pression constante, il se dilate. C'est le principe du ballon d'air chaud. ATTENTION : T doit être en Kelvin !

Grandeurs :

V = Volume ()T = Température absolue (K)

Exemple d'application

Un ballon contient 2,0 L d'air à 20°C (293 K). On le chauffe à pression constante jusqu'à 80°C. Quel est son nouveau volume ?

V₁ / T₁ = V₂ / T₂ => V₂ = V₁ × (T₂ / T₁) = 2,0 × ((80+273) / (20+273)) = 2,0 × (353 / 293) ≈ 2,41 L.

⚠️ Attention : Utiliser la température en °C dans le rapport T₂/T₁ (ça donnerait un résultat absurde). Oublier que la pression doit être constante.

Loi de Gay-Lussac (Transformation isochore)

P / T = constante ou P₁ / T₁ = P₂ / T₂

Conséquence de la loi des gaz parfaits à volume V et quantité de matière n constants. La pression est proportionnelle à la température absolue. Si on chauffe un gaz enfermé dans un volume fixe (bouteille, pneu), sa pression augmente. C'est pour cela qu'il ne faut pas gonfler ses pneus à chaud.

Grandeurs :

P = Pression (Pa)T = Température absolue (K)

Exemple d'application

Une bouteille de plongée a une pression de 200 bars à 10°C (283 K). Après exposition au soleil, sa température est de 40°C. Quelle est la nouvelle pression (volume constant) ?

P₁ / T₁ = P₂ / T₂ => P₂ = P₁ × (T₂ / T₁) = 200 × ((40+273) / (10+273)) = 200 × (313 / 283) ≈ 221 bars. La pression a augmenté.

⚠️ Attention : Utiliser les °C dans le rapport. Oublier que le volume doit être constant. Confondre avec la loi de Charles (V/T) ou de Boyle-Mariotte (PV).

💡 Conseils pour mémoriser

  • Pour la loi des gaz parfaits P V = n R T, retenez la phrase 'Pervenche Vit Nuit et Rêve le Tour' (P V = n R T).
  • Pour le premier principe ΔU = Q + W, pensez à 'l'énergie interne U change si on lui donne du Q (chaleur) ou du W (travail)'. Convention signe : tout ce qui entre dans le système est positif (+).
  • Pour les lois des transformations (Boyle, Charles, Gay-Lussac), déduisez-les de la loi des gaz parfaits : si une grandeur est constante, elle disparaît de l'équation. Ex: si T constant, P V = constante (Boyle).
  • Faites des fiches avec d'un côté la formule et de l'autre son nom, les unités et un exemple simple. Revoir en testant votre mémoire.
  • Associez chaque formule à une expérience ou un objet du quotidien : la bouilloire (Q=mcΔT), la bombe aérosol (loi des gaz), la cocotte-minute (Gay-Lussac).

Prêt à t'entraîner ?

Mets en pratique ces formules avec nos exercices interactifs

Faire des exercices
EdTech AI Assistant